Culture
En février, Clermont devient une salle de cinéma
— La rédaction
Chaque hiver, la ville accueille l’un des plus grands rendez-vous mondiaux du court métrage. Et ça change l’ambiance.
Il y a une semaine, en février, où Clermont-Ferrand cesse d’être une ville de province tranquille. Le Festival international du court métrage s’y installe, et avec lui des dizaines de milliers de spectateurs, des files d’attente sur la place de Jaude, des professionnels du monde entier, et une quantité de films qu’aucun être humain ne peut voir en totalité.
Le court métrage est un format ingrat : trop bref pour la salle, trop long pour Internet, difficile à vendre. Clermont en a fait sa spécialité et l’une des plus importantes manifestations du genre au monde, comparable en notoriété aux grands rendez-vous du cinéma long. Pour un réalisateur qui débute, y être sélectionné compte.
Ce qu’on aime, dans ce festival, c’est qu’il ne se passe pas seulement dans les salles. La ville se couvre d’affiches, les cafés programment, les conversations dans le tram tournent autour d’un film de neuf minutes que personne n’avait vu venir. On y croise autant de lycéens que de programmateurs.
Trois conseils pour un premier festival :
- Prenez un programme au hasard plutôt que de chercher le film dont on parle. C’est le format qui veut ça : sur six courts, il y en aura toujours un pour vous surprendre. - Les séances de fin de journée se remplissent vite ; celles du matin sont souvent les plus confortables. - Sortez du centre-ville. Une partie de la programmation se joue ailleurs dans l’agglomération, et les salles y sont plus calmes.
Le reste de l’année, la vie culturelle ne s’arrête pas pour autant : la Coopérative de Mai pour les musiques actuelles, l’Opéra-Théâtre, la Comédie de Clermont pour la scène. Mais février garde une saveur particulière — c’est le moment où la ville se souvient qu’elle est regardée de loin.